Le guide complet pour ouvrir un restaurant

En France, être restaurateur n’est pas un métier comme les autres et cela pour deux bonnes raisons : la place de ce secteur dans la culture nationale et l’amour profond des Français pour la cuisine. C’est pourquoi certains d’entre eux n’hésitent pas à tout quitter pour réaliser leur rêve et ouvrir un restaurant. Vous êtes prêt à vous lancer et à rédiger votre business plan restaurant ? Suivez le guide !

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Nous vous proposons un ensemble d'articles pour vous aider à rédiger votre business plan restaurant.

Les étapes pour ouvrir un restaurant

La tendance est aux restaurants aux concepts originaux possédant une offre de qualité. Le succès dans la restauration est toujours possible, l’originalité et la qualité étant toujours plébiscitées par les gastronomes français. Alors vous avez une idée de restaurant tendance et l’amour du travail bien fait ? Lancez-vous en toute simplicité dans l’aventure grâce à notre guide pas à pas, à notre modèle de business plan restaurant et faite de votre passion votre métier.

Étape 1 : Posez vous les bonnes questions

Ouvrir un restaurant est une décision importante qui nécessite de bien réfléchir à son projet. C’est pourquoi chaque année des centaines de restaurants ferment leur porte. Pour éviter de vous retrouver dans cette situation vous devez vous poser ces questions :

  • Etes-vous suffisamment motivé pour lancer votre propre restaurant ?
  • Avez-vous les compétences nécessaires pour gérer une entreprise ?
  • Votre vie personnelle est-elle en adéquation avec vos objectifs professionnels ?

Étape 2 : Elaborez le concept

Il existe deux solutions pour trouver un bon concept de restaurant : proposer un concept en lien avec votre histoire (vos origines, vos voyages, vos goûts, etc.) ou choisir un concept qui répond à une demande insatisfaite (restaurant haut de gamme, restauration rapide, dégustation dans le noir, etc.). Une fois les grandes lignes de votre idée en tête, vous devez réfléchir à plusieurs éléments : le nom de votre restaurant, son emplacement, le menu, les boissons, le type de prix pratiqués, l’ambiance et la décoration de votre restaurant et le niveau de service. Pour vous aider dans l’analyse de votre concept nous avons conçu un logiciel qui vous donnera les forces et les faiblesses de votre projet.

Étape 3 : Réalisez une étude de marché

L’étude de marché de votre restaurant va vous permettre de vérifier que votre projet est viable en analysant le secteur de la restauration sur votre zone de chalandise. Vous devez connaître grâce à elle vos concurrents, les différents fournisseurs potentiels, la clientèle et ses attentes. L’objectif de cette étude est de savoir s’ il est intéressant de « se lancer ». Vous devez également tirer les enseignements de cette analyse sur votre offre, votre positionnement en matière de prix et comment attirer un maximum de clients.

Au cours de votre étude de marché vous devez réaliser une étude sur le terrain. C’est la partie la plus importante car vous allez rencontrer votre future clientèle. Vous devrez alors recueillir ses attentes en termes de restauration :

  • Types de plats (gastronomique, rapide, brasserie, etc.)
  • Sources de motivations (le prix, qualité du service, « fait maison », etc.)
  • Les freins (budget, notoriété, etc.)

Vous pourrez aussi établir un profil de la clientèle locale :

  • Profil des clients (sexe, age, activité professionnelle)
  • Habitudes de consommation (où déjeune et dine t-elle habituellement, la fréquence des repas au restaurant, etc)
  • Les heures et les jours des repas,
  • Leur niveau de satisfaction

Étape 4 : Choisissez votre emplacement

Maintenant que vous avez pu analyser votre marché, vous devez choisir un emplacement qui répond à la demande de votre cible. L’emplacement d’un restaurant est presque aussi important que la qualité des plats servis. La clé d’un bon positionnement réside dans quatre éléments :

  • Zone de chalandise suffisante
  • Proximité géographique avec un axe passant
  • Facilité de stationnement (parking, transports en commun, etc)
  • Présence de lieux de vie (commerces, cinéma, etc)

Le choix du local est également une décision cruciale. En effet vous allez passer beaucoup de temps pendant la phase de création pour réaliser les travaux d’aménagement et obtenir les normes d’hygiène et de sécurité. Il est donc primordial de choisir un local en bon état de manière à diminuer les investissements et le temps passé pour réaliser ces différentes tâches. Concernant le choix du local en lui même l’erreur que commettent beaucoup de restaurateurs est de choisir la mauvaise superficie pour leur restaurant. Voici un conseil pour ne pas se tromper : (50 % pour la salle de restauration, 30% pour les locaux privés, 20% pour la cuisine).

Étape 5 : Rédigez votre business plan

Votre projet avance bien, vous êtes persuadé de son potentiel. Vous devez maintenant convaincre votre banquier de vous accorder un prêt pour monter votre restaurant. Pour cela vous devez obligatoirement rédiger un business plan restaurant. Ce document présente l’intégralité de votre projet à votre banquier. Il est accompagné des tableaux financiers comme :

A partir de ces éléments, votre banquier pourra juger de la solidité de votre projet et ainsi vous faire confiance dans cette aventure. Découvrez nos conseils pour réussir votre business plan restaurant ou allez plus loin en suivant notre guide étape par étpae pour rédiger vous même votre business plan restaurant.

Étape 6 : Choisissez le statut juridique

Le choix du statut juridique de votre restaurant est l’étape qui concrétise réellement votre projet de création. Attention chaque statut a ses propres particularités. De votre choix découlera des responsabilités financières pour vous mais également pour vos associés. Vous devrez également établir le partage du capital entre les différents associés (sauf si vous choisissez un statut comme EURL ou une entreprise individuelle). Enfin, vous devrez définir le régime fiscal et social de votre restaurant. Voici les 3 statuts juridiques qui s’offrent à vous pour créer votre restaurant :

  • La SARL (société à responsabilité limitée) : c’est la forme plébiscitée par les restaurateurs. Elle est composée de 2 associés au minimum. L’entreprise créée est une personne morale. En cas de faillite, seul le montant du capital de la SARL peut être réclamé. Le restaurateur ne peut pas voir ses biens privés saisis (hormis dans le cas d’une faute grave de sa part). Le capital social de l’entreprise est constitué par les apports des différents associés. Attention, une assemblée générale doit être organisée une fois par an entre eux.
  • L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) : il s’agit d’une SARL avec les mêmes caractéristique hormis que comme son nom l’indique il n’y a qu’un associé.
  • L’entreprise individuelle : le restaurateur dirige seul son entreprise, on ne parle pas alors de société. Le patrimoine personnel de l’entrepreneur est confondu avec son patrimoine professionnel. En cas de faillite, ses biens privés peuvent donc être saisis. Les bénéfices réalisés par le restaurant font partie du revenu du restaurateur et sont soumis à l’impôt sur le revenu.

Étape 7 : Réalisez les démarches administratives

La première des formalités administratives pour ouvrir un restaurant concerne l’enregistrement de votre établissement au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). En parallèle vous devez vous rapprocher de votre CFE (Centre de Formalités des Entreprises) qui se trouve dans votre CCI afin de réaliser les déclarations obligatoires nécessaires à la création d’une entreprise. Il jouera un rôle d’aiguilleur afin de faciliter les démarches notamment en transmettant vos informations directement auprès du greffe du tribunal de commerce, de la DIRECCTE, de l’INSEE, etc. Vous devez également obtenir un permis d’exploitation et une licence pour proposer des boissons alcoolisées. Une formation sur l’hygiène est également obligatoire avant d’ouvrir un restaurant. Avant d’ouvrir votre restaurant prenez le temps de lire notre article sur les normes et les règlementations lorsque l’on exploite un restaurant.

Bonus : 5 points pour garantir le succès de votre restaurant

Avant d’ouvrir votre propre restaurant, voici quelques éléments pour garantir son succès et éviter de vous retrouver en difficulté :

  1. Le produit : Dans un secteur fortement concurrentiel, savoir se démarquer est primordial. Vous devrez bâtir un nouveau concept et réfléchir notamment au type de restaurant que vous souhaitez ouvrir. Pensez à travailler la carte pour donner une identité culinaire à votre établissement.
  2. Prix : Tout dépend du positionnement que vous souhaitez adopter. Mais trois règles permettent d’équilibrer vos tarifs quelle que soit la clientèle ciblée :
    • Le prix du plat le plus cher ne doit pas dépasser trois fois le prix du plat le moins cher. Pour les vins, le différentiel peut aller de 1 à 9.
    • L’équilibrage des plats dans cette fourchette doit être tel que la moitié des plats doit être dans la zone médiane.
    • Le ratio de prix moyen demandé (chiffre d’affaires moyen réalisé) par le prix moyen offert (c’est-à-dire mentionné sur la carte) doit être compris entre 0,75 et 0,95. Si le ratio est égal à 1, c’est idéal. S’il est inférieur à 0,75, il faut revoir votre carte
  3. Promotion : Aujourd’hui les restaurants ne peuvent plus compter exclusivement sur le bouche à oreille pour garantir leur succès. En effet les habitudes des consommateurs ont changé, le développement d’internet, des réseaux sociaux et des sites de critiques comme tripadvisor sont déterminants dans la promotion d’un restaurant. Garder un oeil sur son image sur ce type de média est indispensable pour assurer une bonne notoriété à son établissement.
  4. Place : La qualité de l’emplacement est un point clé pour réussir votre projet. Il est indispensable de ne pas se précipiter dans le choix de son local. Il faut se poser plusieurs questions avant de choisir une adresse : la visibilité, la population du quartier ciblé, la facilité pour accéder à l’établissement et le type de concurrence à proximité.
  5. Plan d’affaires : comme pour toute création d’entreprise le business plan est indispensable pour monter une affaire pérenne et en toute sécurité. Le business plan vous permettra de rédiger vos idées et ainsi de pouvoir rencontrer les banques pour les convaincre de vous faire confiance. Vous trouverez un modèle de business plan restaurant sur notre site.

Les forces du concept

Trois atouts font de ce business une bonne solution pour les passionnés de cuisine :

  1. Le coût : Comptez un investissement d’environ 100 000 euros pour obtenir le restaurant de vos rêves.
  2. Les franchises : il existe plusieurs enseignes de restaurant qui permettent de rejoindre leur marque. Vous profitez ainsi de leur expérience et de leur image pour développer rapidement votre clientèle.
  3. La passion : le métier de restaurateur est avant tout une passion que l’on peut exercer au quotidien. Le plaisir de cuisiner et de développer sa sensibilité culinaire est souvent la première source de motivation qui ont poussé les chefs à se lancer dans l’aventure. Devenir restaurateur c’est avant tout faire de sa passion son métier.

La restauration en chiffres

177 856

On compte 177 856 restaurants en France.

86,5

Le marché est estimé à 86,5 milliards d’euros en 2017.

63

En moyenne un restaurant fait 63 couverts par jour.

50

50% des restaurateurs ont moins de 50 ans.

Nos conseils pour les 3 étapes clés

Étape 1 : La réflexion préalable

Pour conduire votre projet jusqu’à la réussite, prenez le temps de consolider chacune des étapes. Tout d’abord, vous devez définir vos objectifs. Pour y arriver, une phase de réflexion intense apparaitra nécessaire. Prenez aussi en compte les possibles conséquences sur votre mode de vie et celui de vos proches. Selon l’importance de votre projet, celles-ci peuvent être nombreuses et significatives. Afin de bien en prendre toute la mesure, prendre du recul s’avère une démarche capitale. De cette manière, vous pourrez conserver à tout moment un oeil objectif sur l’avancée des opérations.

Vous êtes sur le point de commencer un projet à la fois professionnel et un véritable projet de vie. Nous vous conseillons donc vivement de ne pas vous précipiter et de prendre le temps de la réflexion. Lorsque vous débuterez votre questionnement, celui-ci reposera donc sur ces deux éléments. Ainsi, vous garantirez à votre restaurant les meilleures conditions de réussite possibles :

  • Qu’attendez-vous de ce projet ?
  • Pour quels motifs souhaitez-vous entamer cette aventure (humains, financiers, autres) ?
  • Comment concevez-vous votre place dans ce projet ?
  • Comment s’est déclenché votre désir d’entreprendre ?
  • A quel horizon parvenez-vous à vous projeter ?
  • Quel est votre niveau de connaissance du secteur de la restauration ?
  • Vous considérez-vous apte à réaliser les investissements qui vont conditionner la réussite de votre restaurant ?
  • Quel est votre niveau de maîtrise de ce type d’activité ?

Pour nourrir votre réflexion, n’hésitez pas à utiliser notre application gratuite. Elle rendra plus facile la réalisation du diagnostic de votre projet et vous permettra d’évaluer avec fiabilité le potentiel de votre restaurant.

Étape 2 : Le business plan

Une fois la phase de réflexion effectuée et que vous aurez mené une étude de marché rigoureuse, vous serez en mesure d’évaluer les points forts et les faiblesses de votre projet de restaurant. Elaborer votre business plan sera l’occasion de conforter les fondements de votre projet et de franchir une nouvelle étape. Le business plan doit s’envisager comme un outil essentiel à votre recherche de fonds. Votre argumentaire étaiera ce document lorsque vous partirez à la rencontre des banques.

Grâce à votre business plan restaurant, vous augmenterez vos chances d’obtenir les fonds nécessaires à la couverture de frais divers tels que l’achat de matériel, les frais liés à la gestion courante, les éventuels aménagements de votre local, etc. Pour être certain de progresser de manière optimale, votre business plan restaurant contiendra les parties suivantes :

Le résumé opérationnel

On le trouve aussi fréquemment sous l’appellation « executive summary ». Le résumé opérationnel s’envisage comme le résumé de votre business plan restaurant. Sur la base de cette synthèse, vos futurs partenaires et investisseurs se feront une première idée sur la pertinence de votre projet. Il est capital de bien soigner tant la forme que le fond.

D’autant plus que, de manière générale, nombreux sont les investisseurs qui ne passent que quelques minutes à l’étude de ce document. Il est donc crucial que votre lecteur veuille en apprendre plus sur votre projet. Pour cela, il faut éveiller sa curiosité. De cette manière, vous attirerez son attention et lui donnerez envie de poursuivre la lecture de votre business plan restaurant.

La naissance du projet

Ainsi que l’indique son intitulé, cette partie vise à rappeler quelle a été l’origine de votre projet. L’intérêt de cette partie consiste à revenir sur les raisons qui vous ont poussé à ouvrir un restaurant. La partie liée à la naissance du projet sera aussi l’occasion de présenter les éventuelles personnes qui vous accompagnent dans cette aventure. Pensez donc, à décrire leur parcours ainsi que leur rôle dans votre futur structure.

Le produit ou le service

Quels types de plats comptez-vous proposer ? Dans quel type d’ambiance voulez-vous proposer votre cuisine ? Qu’est-ce qui vous démarquera de la concurrence à la fois directe et indirecte ? Pour stimuler l’imagination de vos futurs lecteurs, pensez à ajouter des éléments tangibles tels que des photos de vos plats. Cela permettra aux banquiers de se projeter beaucoup plus facilement. De plus, cette démarche vous permettra de montrer le sérieux de votre projet.

Le marché

L’étude que vous allez mener mettra l’accent sur le marché de la restauration. Analyser les données récoltées vous offrira un regard privilégié sur votre offre et sur sa pertinence au regard de la demande supposée. En outre, l’étude de marché peut s’avérer très utile lorsqu’il s’agira de mesurer le potentiel de rentabilité de votre projet de restaurant.

La stratégie de l’entreprise

Sur quelles ressources pouvez-vous compter pour vous différencier de votre concurrence ? Quelle seront votre politique de prix ainsi que votre politique de communication pour attirer une clientèle toujours plus nombreuse ? Quel sera votre positionnement stratégique (ethnique, traditionnel, populaire, haut de gamme, etc.) ? La présentation de votre stratégie démontrera votre aptitude à faire face à la concurrence. En outre, vous ferez montre de votre capacité d’adaptation afin d’attirer de nouveaux clients.

Le montage juridique

A cette étape, il vous faudra définir le statut juridique de la future entreprise. SAS ? SARL ? EI ? Etc… Vous préciserez aussi, le cas échéant, le nombre d’associés ainsi que le montant du capital social de l’entreprise.

Notre modèle de business plan pré-complété vous fera gagner un temps précieux sur tous ces aspects. Et en suivant nos conseils pour le rédiger votre plan d’affaire n’en sera que plus convaincant.

Étape 3 : La mise en oeuvre du projet

Lorsque vous serez parvenu jusqu’à cette étape, il sera déjà tant de réfléchir à la couleur des assiettes ! La rigueur de votre analyse vous a permis de vous rassurer quant au potentiel de réussite de votre projet et à sa pérennité. C’est dans cette phase que vous passez enfin à l’action. Vous avez fait l’état de vos ressources et identifié les facteurs clés de succès.

Malgré tout, attendez encore un petit peu. Prenez soin de vous laisser une marge de manoeuvre afin d’anticiper sur d’éventuels imprévus. Vous pourrez ainsi opérer des réajustements stratégiques afin de toujours coller à la réalité du terrain. Il faudra prendre en compte ces aspects dans votre planning qui vous vous attacherez à suivre minutieusement.

De cette manière, vous serez certain de respecter la date d’ouverture que vous aviez prévue pour votre restaurant. Nos experts vous conseillent également de réaliser une checklist exhaustive afin de ne rien oublier et d’être opérationnel le Jour-J.

Le conseil de Creer-Mon-Business-Plan.fr

Pour vous assurer une réelle visibilité et vous démarquer de la concurrence, affirmez votre identité. De cette manière, les clients vous identifieront clairement. Votre originalité vous permettra de fidéliser votre clientèle.

Les normes et les règlementations à connaître

Considérés comme étant un établissement recevant du public ou ERP, les restaurants doivent se soumettre à certaines normes et règlementations légales. Ces dernières s’avèrent très strictes et leur inobservation entraîne des sanctions disciplinaires ou administratives.

Toutefois, entre les déclarations obligatoires, les obligations d’affichage et les règles d’hygiène, le restaurateur risque de se perdre. Raison pour laquelle vous devez suivre ce guide pour connaître les normes et les règlementations à connaître avant d’ouvrir un restaurant.

Les formalités administratives pour ouvrir un restaurant

Pour créer votre restaurant, vous devez suivre les mêmes formalités administratives que celles pour ouvrir un commerce. Dans ce contexte, vous devez vous plier à ces obligations :

  • L’immatriculation au RCS ;
  • La déclaration auprès du service fiscal ;
  • La tenue d’une comptabilité et autres obligations comptables. Il est important de se faire accompagner une fois votre entreprise lancée pour gérer votre comptabilité et votre fiscalité. Notre partenaire Pepit.eu propose ces services de manière digitale, simple et abordable. Il vous accompagnera pour les déclarations de TVA, comptes annuels, solde IS… Gagnez un temps précieux en confiant à leurs experts l’ensemble de vos démarches.
  • La disposition d’un permis d’exploitation ;
  • La déclaration préalable d’ouverture d’un restaurant (formulaire CERFA n° 11542*04) ;
  • La déclaration de manipulation de denrées alimentaires d’origine animale (formulaire CERFA n° 13984*06) ;
  • La déclaration d’exploitation d’une terrasse (si vous projetez d’installer une terrasse).

Certaines règles varient d’un département à l’autre. Raison pour laquelle vous devez vous informer rigoureusement auprès des services administratifs du lieu d’implantation du restaurant avant de mettre en oeuvre les procédures.

Bon à savoir : en application de l’article 181 du 22 août 2021 sur le climat et la résilience, les terrasses chauffées seront interdites à partir du 31 mars 2022.

Les règles d’hygiène à respecter pour ouvrir un restaurant

La loi impose des règles strictes concernant l’hygiène des restaurants. Ainsi, pour pouvoir exercer dans ce secteur, vous devez suivre 2 formations obligatoires.

Formation permis d’exploitation

Cette formation se déroule sur une période de 20h. Sanctionnée par une attestation valable pendant 10 ans, elle est indispensable pour obtenir la licence de restaurant. Pour les restaurateurs qui renouvellent leur permis, c’est-à-dire ceux qui ont exercé cette activité pendant au moins 10 ans, la durée de la formation est limitée à 6h. Pour suivre cette formation, vous pouvez vous adresser à la Chambre de commerce et de l’industrie ou à un formateur agréé par l’État.

Formation aux règles d’hygiène alimentaire

En application du décret n° 2011-731 du 24 juin 2011, le restaurateur doit suivre un stage d’hygiène alimentaire d’une durée de 14h. Connue également sous l’appellation de formation HACCP (Hazard Analysis Critical Control), la formation à l’hygiène alimentaire dispose d’une validité illimitée et vous apprend :

  • Les normes légales sur l’hygiène alimentaire ;
  • L’élaboration du Plan de maîtrise sanitaire ;
  • Les prérequis en matière d’hygiène alimentaire ;
  • Les bonnes pratiques d’hygiène ;
  • La gestion et la traçabilité des produits et des matières premières utilisées par le restaurant ;
  • La gestion des matières premières et des aliments d’origine animale ;
  • Les contrôles sanitaires.

La formation en hygiène alimentaire concerne également :

  • Le local, le matériel et les équipements du restaurant ;
  • L’hygiène du personnel ;
  • L’alimentation en eau potable de l’établissement ;
  • La gestion des déchets.

Seul un formateur déclaré auprès du préfet de région peut dispenser cette formation. Sachez que le restaurant est régulièrement soumis à certains contrôles sanitaires. Outre les inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations, les consommateurs ont également le droit de dénoncer le restaurant pour non-respect des règles d’hygiène.

Bon à savoir : retenez que la formation à l’hygiène concerne tous les professionnels qui opèrent dans le milieu de la restauration ( kebab, pizzeria, salon de thé…).

Les règles de sécurité du restaurant

La loi impose des règles de sécurité qui vise à prévenir les risques dans les établissements recevant du public, notamment les restaurants. Ces règles concernent surtout l’accessibilité de ces derniers. Ainsi, votre établissement doit être doté de dispositifs d’alertes pour avertir ses occupants en cas de danger. Dans ce sens, le lieu doit avoir au moins 2 issues donnant sur l’extérieur. Ces sorties doivent être assez grandes pour assurer la circulation des services de secours en cas de sinistre.

Vous pouvez solliciter l’intervention d’une commission de sécurité pour évaluer le niveau de sécurité de votre restaurant et vous proposer des solutions pour le mettre aux normes.

Par ailleurs, vous devez respecter les normes d’accessibilité relatives aux personnes à mobilité réduite (PMR). L’établissement doit être doté de tous les équipements nécessaires pour faciliter l’accès et la circulation de ces dernières, quel que soit leur handicap. Si la conception du bâtiment ne respecte pas cette règle, l’aménagement du restaurant s’impose. Toutefois, si d’un point de vue technique, il vous est impossible de respecter cette règle, la loi vous autorise à y déroger. Il en est de même si l’établissement est soumis aux contraintes relatives à la conservation du patrimoine.

Bon à savoir : les détails relatifs au financement des équipements nécessaires pour assurer la sécurité de l’établissement doivent figurer dans le business plan restaurant.

Autres règlementations à respecter

Les obligations d’affichage

Les obligations d’affichage concernent principalement :

  • Le prix (à l’intérieur ou à l’extérieur du restaurant) ;
  • L’origine des viandes bovines ;
  • La licence du restaurant ;
  • La signalisation de l’interdiction de fumer à l’entrée et dans l’enceinte de l’établissement, c’est-à-dire dans les lieux publics ;
  • Les règles liées à la protection des mineurs et les sanctions relatives à l’ivresse publique ;
  • Le plan du bâtiment ;
  • Les horaires d’ouverture et de fermeture de l’établissement.

Les horaires d’ouverture et de fermeture du restaurant

La vigilance est de mise concernant les horaires d’ouverture et de fermeture de votre restaurant. Réglementées par arrêté préfectoral, elles peuvent varier d’un département à l’autre. Pour le département de l’Essonne et de Val-de-Marne, par exemple, l’heure d’ouverture des restaurants est à 4h. Toutefois, elle est fixée à 5h dans les Hauts-de-Seine, les Yvelines et Paris. L’heure de fermeture des restaurants dans ces départements est fixée à 2h, par contre elle est limitée à 1h dans la Seine-et-Marne et le Val-d’Oise.

Bon à savoir : certaines situations peuvent déroger à ces règles (jours fériés, fêtes de la musique, etc.). Renseignez-vous auprès de la préfecture du département du lieu d’implantation de votre restaurant pour en savoir davantage.

La diffusion de musique dans le restaurant

Avant d’ouvrir un restaurant, sachez que la diffusion de musique dans un commerce incluant les établissements de restauration est soumise à des règlementations légales.

Pour cela, vous devez demander l’autorisation préalable de la SACEM. Pour y procéder, aucun déplacement n’est nécessaire. Il vous suffit d’aller sur le site officiel de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique et d’effectuer toutes les démarches y afférentes en ligne.

Quel budget pour ouvrir un restaurant ?

La disposition d’un capital de départ suffisant s’avère incontournable pour ouvrir un établissement de restauration dans les meilleures conditions. Par ailleurs, la réalisation d’un tel projet nécessite une étude de marché et surtout une analyse sérieuse de vos besoins financiers. Entre les charges liées à la création de l’entreprise et les coûts d’exploitation, la liste desdits besoins peut être longue selon les spécificités du projet. Dans ce contexte, le budget nécessaire pour ouvrir un restaurant diffère d’un projet à l’autre.

Avant de vous lancer dans l’aventure, voici une liste des principales dépenses à prévoir pour ouvrir un restaurant. La détermination de ces éléments vous permet d’établir votre prévisionnel financier et d’avoir une idée du budget à prévoir pour mener à bien votre projet de restauration. Ce guide vous informe également sur les aides et les subventions auxquelles vous pouvez prétendre pour créer votre entreprise. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il s’avère important de connaître ces quelques informations sur le prévisionnel financier.

Prévisionnel financier d’un restaurant : c’est quoi exactement ?

En principe, le prévisionnel financier constitue la partie chiffrée du business plan. Il se présente comme la traduction financière de votre projet de création d’entreprise. Ce document fournit des informations détaillées sur les besoins financiers et la potentielle rentabilité de votre projet. Il comprend plusieurs tableaux financiers, dont :

Vous devez élaborer un prévisionnel sur 3 ans pour évaluer efficacement la faisabilité et la pérennité de votre projet de création de restaurant. Grâce à ce document, vous pouvez :

  • Avoir plus de précisions sur vos objectifs ;
  • Évaluer les risques relatifs à l’exploitation d’un restaurant ;
  • Déterminer les ressources à votre disposition (capital de départ, fonds de roulement, etc.) ;
  • Connaître le montant de financement nécessaire pour lancer et développer le restaurant.

Retenez que ce principe reste valable pour tout type d’établissement de restauration, que ce soit un restaurant traditionnel, un hôtel-restaurant, un salon de thé ou encore une pizzeria.

Quelles sont les principales dépenses à prévoir pour ouvrir un restaurant ?

Les frais relatifs au local

Concernant le local, deux options s’offrent à vous : l’achat et la location. Certes, la location réduit le montant du capital de départ nécessaire. Mais sur le long terme, l’achat de local demeure l’option la plus avantageuse. Quelle que soit la solution choisie, sachez que le local compte parmi les plus gros investissements du projet.

Plusieurs paramètres définissent le prix du local d’un restaurant :

  • L’emplacement ;
  • La surface ;
  • L’état du bien.

Outre les dépenses relatives à l’achat ou à la location du local, vous devez prévoir un budget pour les travaux de rénovation, d’aménagement et de décoration.

Le matériel et les équipements du restaurant

Voici les équipements indispensables pour assurer un fonctionnement optimal du restaurant :

  • Les équipements chauds (plaque de cuisson, four et micro-onde, fourneau…) ;
  • Les équipements froids (réfrigérateur, congélateur, chambre froide…) ;
  • Les équipements de stockage et de réserve (table réfrigérée, rayonnage, étagère…) ;
  • Le matériel de préparation des plats et de service (outils, ustensiles, casseroles, charriots…) ;
  • Les équipements d’hygiène et d’entretien du restaurant (produits d’hygiène, lave-vaisselle, gants…) ;
  • Les équipements pour la salle (mobiliers, nappes, décorations…) ;
  • Le matériel de caisse (caisse enregistreuse, terminal de paiement électronique, tiroir-caisse…) ;
  • Les logiciels de restaurant (système d’affichage en cuisine, outil de réservation, logiciel de carte de fidélité…) ;
  • Le matériel de sécurité (extincteur, trousse de premiers secours, caméra de surveillance…).

Bon à savoir : Cette liste reste indicative. Elle peut changer en fonction du type et de la taille de votre restaurant. Afin de réduire le budget pour ouvrir un restaurant, vous pouvez investir dans des équipements d’occasion. Cependant, privilégiez les marques d’équipement professionnel qui proposent des articles de qualité et respectueux de l’environnement.

Les dépenses spécifiques à l’ouverture du restaurant

Le permis d’exploitation du restaurant

La disposition d’un permis d’exploitation s’avère obligatoire pour ouvrir un restaurant. Pour l’obtenir, vous devez suivre une formation agréée par le Ministère de l’Intérieur pendant 2 jours et demi.

Le prix de la formation pour obtenir le permis d’exploitation peut varier d’un établissement à l’autre. Raison pour laquelle une étude rigoureuse du lieu d’implantation du local demeure indispensable.

Bon à savoir : l’État met à disposition différentes aides pour la formation professionnelle. Dans ce contexte, l’AGEFICE ou l’Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprise propose des solutions de financement pour votre formation permis exploitation.

L’immatriculation et la publication dans le Journal d’annonce légale (JAL)

Le coût de l’immatriculation du restaurant varie selon la forme juridique de celui-ci. Il en est de même pour les frais de publication dans le JAL. Si vous optez pour la SARL, l’EURL ou la S.A, par exemple, l’immatriculation au RCS coûtera 45 €. Les frais de publication dans le JAL seront de 152,75 € en moyenne pour la SARL et l’EURL, et de 296 € pour la S.A.

Toutefois, si vous exercez sous le régime de la microentreprise, l’immatriculation au RCS sera gratuite. Par ailleurs, la réalisation d’une annonce légale n’est pas nécessaire.

Quelques aides disponibles pour ouvrir un restaurant

L’État et les collectivités proposent plusieurs aides à la création d’entreprise. Elles peuvent se présenter sous différentes formes : exonération des charges sociales, aides financières, solutions d’accompagnement…

Le Prêt d’honneur

Sans intérêts, ni garantie, le prêt d’honneur vous permet de renforcer vos apports personnels. Néanmoins, vous devez vous engager sur l’honneur de rembourser le crédit dans le respect du délai indiqué dans le contrat.

La « Garantie création » par BpiFrance

Si vous avez besoin de fonds de roulement ou d’un capital pour démarrer votre projet, vous pouvez prétendre à la « Garantie création ». Cette aide s’adresse aux PME de moins de 3 ans qui ont besoin de garantie pour souscrire un crédit bancaire. Bpi France met à votre disposition différentes garanties qui peuvent couvrir jusqu’à 60 % du prêt.

L’Aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (ACCRE)

Pôle emploi propose l’ACCRE aux allocataires de l’Aide au retour à l’emploi (ARE). Ce dispositif vous permet de bénéficier des aides financières durant le montage, le lancement ainsi que la structuration financière de votre restaurant.

L’Aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE)

Si vous êtes bénéficiaire de l’allocation d’ARE, vous serez éligible à l’ARCE. Cette dernière vous exonère partiellement ou totalement de certaines charges sociales durant 12 mois.

Bon à savoir : l’octroi de ces aides et subventions est soumis à certaines conditions. Renseignez-vous auprès de l’organisme concerné pour connaître votre éligibilité.

Quel revenu ? Quelle rentabilité ? Quel business model ?

La réalisation d’une étude de rentabilité est primordiale pour ouvrir un restaurant. C’est l’étape qui suit l’étude de faisabilité du projet. En effet, même si celui-ci paraît faisable sur tous les plans (financièrement, techniquement, légalement et humainement), cela ne permet pas d’assurer sa viabilité économique. Vous devez ainsi évaluer sa rentabilité pour savoir si votre restaurant va générer des revenus et produire des bénéfices.

Dans ce sens, vous devez établir un business model ou un modèle économique. À ne pas confondre avec le business plan restaurant qui comprend lui dans sa rédaction le business model. Ce document contient la stratégie à adopter permettant au restaurant de gagner suffisamment d’argent pour assurer sa survie et son développement. Les détails !

Ouvrir un restaurant et générer des revenus : comment y parvenir ?

L’évolution des besoins des consommateurs oblige les établissements de restauration à innover leurs offres et services pour gagner de l’argent. Ainsi, ils exploitent différents canaux de vente et mettent à disposition des prestations adaptées à différents besoins.

Le service sur place

Le service à table est la prestation traditionnelle des restaurants. Favorisant la convivialité et le partage, il a fortement baissé durant la crise sanitaire de 2020 qui a obligé les établissements de restauration à cesser ou à réduire leur activité. Il faut reconnaître qu’après le confinement, le taux de fréquentation des restaurants a quelque peu augmenté.

Bon à savoir : le service sur place génère des revenus plus ou moins stables au restaurant.

La vente à emporter et la livraison de repas

Deux concepts très pratiques et tendance, la vente à emporter et la livraison de repas connaissent un essor considérable dans ce secteur. Ces services ne concernent plus uniquement la restauration rapide. Désormais, nombreux hôtels-restaurants, bars et restaurants traditionnels s’y mettent aussi. Ces services font partie des prestations complémentaires proposées par ces établissements.

Une étude a permis de savoir plus de 40 % des Français utilisent les services de livraison de repas à domicile. Cela manifeste l’intérêt des consommateurs pour ce type de prestation.

Le secteur de la livraison de repas a connu un fort développement en 2020 avec 350 millions de repas livrés contre 250 millions l’année précédente.

Un magasin jouxtant le restaurant

La diversification des sources de revenus est une solution efficace pour optimiser le chiffre d’affaires du restaurant. Vous pouvez établir un petit commerce attenant à ce dernier. Pour cela, plusieurs choix s’offrent à vous : épicerie de comptoir, petite boutique d’épices et d’aromates, etc.

Qui sont les clients cibles et comment communiquer avec eux ?

Il s’avère indispensable de définir le public cible pour votre restaurant. Pour affiner vos recherches, vous devez collecter des données et prendre en compte plusieurs critères :

  • Type de client (particulier, entreprise B2B, employés B2E…) ;
  • Profil du client (âge pour les particuliers, taille de l’entreprise, etc.) ;
  • Motivation d’achat (prix, qualité, proximité…) ;
  • Budget et mode de paiement privilégié ;
  • Localisation.

Une fois vos cibles définies, vous devez travailler vos relations clients. En effet, trouver la cible idéale ne suffit pas pour augmenter la notoriété de votre établissement sur le marché. Vous devez déterminer la meilleure solution pour communiquer efficacement avec vos futurs clients, c’est-à-dire, les inciter à venir dans votre restaurant et les fidéliser.

Pour atteindre vos objectifs, n’hésitez pas à déployer tous les moyens de communication existants : presse écrite, télévision, réseaux sociaux… Les moyens de communication utilisés doivent ainsi correspondre au profil du public cible.

Quelles sont les ressources du restaurant ?

Pour assurer le bon fonctionnement et le développement du restaurant, celui-ci doit être en mesure de fournir des produits de qualité de manière régulière. Dans ce contexte, la disposition de ressources fiables et d’un réseau de partenaires professionnels devient vitale. Parmi les principales ressources du restaurant, on cite :

  • Les équipements (matériel de préparation et de cuisson des repas, ustensiles, mobiliers, équipements de sécurité…) ;
  • Les matières premières alimentaires ;
  • Le personnel (cuisiniers, serveurs, agents d’entretien, gérant…) ;
  • Les recettes (les revenus issus de la vente des produits proposés par le restaurant).

Quant aux partenaires, ils peuvent s’agir :

  • Des fournisseurs d’équipements ;
  • Des fournisseurs d’ingrédients ;
  • Des agences marketing…

Combien peut vous rapporter le restaurant ?

Selon une étude menée par la Fédération des centres de gestion agrées (FCGA) en 2019, un restaurateur en France peut percevoir un revenu mensuel entre 1 481 € et 7 602 €. Le salaire moyen dans ce secteur s’élève ainsi à 3 513 € par mois.

Il faut reconnaître que ce secteur n’a pas connu la paralysie malgré les crises sanitaire et économique qui ont touché le pays en 2020. Cependant, son chiffre d’affaires a affiché une baisse par rapport à l’année précédente. D’après les données fournies par « The NPD Group », la restauration commerciale a enregistré un chiffre d’affaires de 50,4 milliards d’euros en 2019, contre 35,6 milliards d’euros en 2020. Cette baisse s’explique surtout par la mise en place des mesures de restriction visant à stopper la propagation du virus de la Covid-19.

Plusieurs facteurs déterminent le chiffre d’affaires d’un restaurant, à savoir :

  • Son emplacement (les restaurants implantés dans des lieux très fréquentés peuvent générer plus de revenus que ceux situés dans des endroits plus calmes) ;
  • Le type de nourriture/produit proposé ;
  • Le prix des menus ;
  • L’ambiance du restaurant (elle doit correspondre au profil du public cible ou de la clientèle) ;
  • Les services fournis.

Comment évaluer la rentabilité du restaurant ?

Il existe des formules simples pour calculer la rentabilité du restaurant. Pour cela, 2 solutions s’offrent à vous : la vision globale et la vision centralisée

Option 1 : Rentabilité globale = (Montant total des ventes – Montant total des coûts)/(Montant total des ventes)

Option 2 : Rentabilité centralisée ou par plat = (Prix du plat – Coût du plat)/(Prix du plat)

Pour que votre restaurant génère des bénéfices, son chiffre d’affaires doit franchir le seuil de la rentabilité. Cet objectif est atteint uniquement lorsque les recettes générées couvrent tous les frais du restaurant. Ces derniers comprennent les charges fixes (personnel, téléphone, électricité…) et les charges variables.

Voici la formule pour calculer le seuil de rentabilité du restaurant, c’est-à-dire le chiffre d’affaires minimum à réaliser :

Seuil de rentabilité = (Charges fixes) / (Marge sur coût variable)

Pour que générer des bénéfices, les recettes doivent être supérieures au seuil de rentabilité. Quant à la marche sur coût variable, il se calcule comme suit :

Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires – charges variables

Les charges variables correspondent aux dépenses du restaurant qui peuvent varier au cours de l’année. Pendant les périodes de fête, par exemple, vos besoins en matière première peuvent augmenter, ce qui entraîne incontestablement la variation des charges.

Bon à savoir : trois éléments permettent d’évaluer la santé financière et économique de votre établissement :

  • Le chiffre d’affaires ;
  • Le nombre de couverts (il s’agit d’un indicateur quantitatif) ;
  • Le ticket moyen.

Le ticket moyen est le montant moyen dépensé par un client à chaque repas. Pour obtenir cet indicateur, il suffit de faire le rapport entre le chiffre d’affaires (CA) et le nombre de couverts (NC).

Ticket moyen (TM) = Chiffre d’affaires (CA) / Nombre de couvert (NC)

Le chiffre d’affaires se calcule comme suit :

Chiffre d’affaires (CA) = Prix de vente x quantité des produits vendus.

Quelles sont les démarches administratives ?

Les démarches administratives comptent également parmi les étapes clés pour ouvrir un restaurant. En effet, pour exercer votre activité en toute légalité, vous devez exécuter quelques formalités auprès de divers organismes (CFE, services de la préfecture du département du lieu d’implantation du restaurant, etc.).

La rédaction des statuts de l’entreprise

La rédaction des statuts d’entreprise est une étape primordiale dans le cadre de la création d’un restaurant. Les statuts sont des documents écrits contenant l’ensemble des règles qui vont régir l’établissement. Raison pour laquelle vous ne devez pas prendre cette étape à la légère.

Les points essentiels sur les statuts juridiques du restaurant

Lors de l’élaboration des statuts, chacune de vos décisions aura des conséquences notables sur la vie de votre entreprise, notamment sur les plans juridique et fiscal. Dans ce sens, la loi vous autorise à faire appel à un professionnel pour les rédiger. Vous pouvez alors confier cette tâche à un avocat ou un juriste d’entreprise. Le choix du statut juridique du restaurant est crucial car il détermine, entre autres :

  • Les formalités à effectuer tout au long de la vie de l’entreprise ;
  • La répartition du capital social initial ;
  • Votre part de responsabilité au sein de l’entreprise ;
  • Le régime fiscal et le régime social du restaurant.

Le contenu des statuts d’entreprise

Quelle que soit la forme juridique du restaurant, les statuts de l’établissement en question doivent inclure quelques mentions obligatoires, à savoir :

  • La durée de vie de l’entreprise ;
  • Le siège social ;
  • L’objet social,
  • Le montant du capital social ;
  • Les parts des associés.

Par ailleurs, il existe des mentions obligatoires spécifiques à chaque forme de société. Bon à savoir : selon l’article 1836 du Code civil, la modification des statuts d’entreprise exige la convocation d’une assemblée générale extraordinaire.

Quelle forme juridique choisir pour votre restaurant ?

Vous pouvez exercer votre activité sous la forme d’une entreprise individuelle ou d’une société commerciale. Sachez qu’il existe plusieurs types de société commerciale :

  • SARL (Société à responsabilité limitée) ;
  • SAS (Société par actions simplifiée) ;
  • EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ;
  • SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle)…

Quant à l’entreprise individuelle, elle inclut les EIRL et le régime auto-entrepreneur. Une étude rigoureuse de votre projet s’impose pour trouver la forme juridique la mieux adaptée à votre restaurant. Elle doit ainsi prendre en compte plusieurs critères, tels que :

  • La nature et l’évolution de l’activité ;
  • Le régime de sécurité sociale ;
  • Le régime fiscal ;
  • L’étendue de la responsabilité du restaurateur…

Bon à savoir : les formes juridiques les plus prisées dans l’univers de la restauration sont la SARL, l’EURL et l’entreprise individuelle.

Les formalités d’immatriculation du restaurant

Pour immatriculer votre restaurant, vous devez rassembler un certain nombre de documents et les envoyer au Centre de Formalités des Entreprises ou CFE. Ce dernier procèdera à leur vérification avant de les redistribuer à leurs destinataires respectifs (INSEE, greffe, services fiscaux, services sociaux, Chambre du commerce et de l’industrie). À l’issue de cette démarche, vous obtiendrez :

  • Une immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ;
  • Un numéro de SIREN ;
  • Une déclaration de licence.

Bon à savoir : pour effectuer ces démarches administratives, vous pouvez vous déplacer auprès du CFE du lieu d’implantation de votre restaurant ou opter pour le service en ligne.

La publication de l’avis de constitution de société

Pour exercer en toute légalité, toute société commerciale incluant les établissements de restauration doit publier un avis de constitution dans le journal d’annonces légales. Cette démarche s’adresse aux restaurateurs qui exercent leur activité sous la forme d’une société commerciale. Dans ce sens, la création d’une autoentreprise ne nécessite pas la publication d’une annonce légale.

Autres démarches à prendre en compte

Le permis d’exploitation

La loi dispose que les établissements de restauration qui proposent des boissons alcooliques à sa clientèle doivent détenir un permis d’exploitation. Valable pour 10 ans, le permis d’exploitation est délivré au restaurateur ayant suivi une formation payante de 2 jours et demi. Tous les 10 ans, le restaurateur doit remettre à niveau son permis d’exploitation par le biais d’une formation de 6 heures.

La licence de débit de boissons

La licence de débit de boissons concerne uniquement les établissements qui proposent des boissons avec alcool à leur clientèle. Il est clair donc, que vous n’avez nullement besoin d’effectuer cette démarche si vous souhaite ouvrir un coffee shop. Pour obtenir une licence de débit de boissons, vous devez effectuer une déclaration préalable à la mairie ou à la préfecture de police, selon le cas. Cette formalité doit respecter un certain délai, soit 15 jours avant l’ouverture officielle de l’établissement de restauration. En principe, il existe 2 types de licence de débit de boissons pour le restaurateur :

  • La grande licence (licence IV ou licence plein exercice) : La grande licence est obligatoire pour les établissements qui proposent des boissons des groupes 4 et 5 à consommer sur place ou à emporter. Elle est obligatoire pour ouvrir une brasserie.
  • La licence restreinte ou petite licence : Cette licence concerne les établissements qui vendent des boissons de groupe 3, tels que les restaurants. Elle suffit également pour l’ouverture d’un bar à vins.

La déclaration auprès de la préfecture du département

Le restaurateur doit effectuer une déclaration d’existence auprès des services de la préfecture du département du lieu d’implantation du restaurant. Cette règle est prévue par l’arrêté du 09 mai 1995 relatif aux règles d’hygiène alimentaire pour les nourritures données directement aux consommateurs.

La déclaration d’exploitation d’une terrasse

Si vous investissez dans un restaurant avec une terrasse ouverte, sachez que l’exploitation de celle-ci nécessite l’autorisation de la mairie. En effet, un tel acte est considéré comme étant une occupation commerciale du domaine public par un commerce (AOT). Néanmoins, les règles applicables sur ce type de déclaration peuvent être différentes d’une commune à l’autre. Raison pour laquelle vous devez vous renseigner rigoureusement avant de procéder à tout éventuel aménagement d’extérieur.

Les normes et les réglementations à connaître

Avant d’ouvrir votre restaurant prenez le temps de lire notre article sur les normes et les règlementations lorsque l’on exploite un restaurant.

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