Les emprunts

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Vous êtes à la recherche d’un financement pour lancer votre entreprise ? Préparez-vous à présenter un business plan en bonne et due forme. La banque en a besoin pour juger du potentiel de votre projet. Ce document s’avère aussi utile pour déterminer la formule de prêt la mieux adaptée à vos besoins.

Votre entreprise aura besoin de capitaux lors de son lancement, et surtout pendant ses premières années. Négocier un prêt auprès d’une banque reste une solution privilégiée. Mais les banquiers n’accordent pas de prêts aisément. Les règles prudentielles les amènent à examiner attentivement votre business plan.

Comment est octroyé un prêt bancaire ?

L’importance du business plan

Lorsque vous présentez un business plan à votre banquier, deux aspects sont examinés en priorité. D’abord, vous et votre équipe. Il cherche à réunir les indications sur votre aptitude à mener à bien le projet : quel est votre apport financier ? Votre équipe est-elle compétente, expérimentée, suffisante ?

Ensuite, votre projet. Il cherche tous les indices qui tendent à confirmer le succès potentiel de votre produit ou de votre service : avez-vous déjà des commandes fermes ? La clientèle est-elle réellement intéressée ? L’étude de marché est-elle réaliste ?

Le business plan est donc capital. Votre banquier ne cherchera pas à savoir si votre résultat net prévisionnel sera exact à l’euro près. Il évaluera plutôt vos futurs frais de fonctionnement et vos produits pour vérifier que votre projet est crédible.

Les différentes formules de financement bancaire

Avant de vous donner une réponse, votre banquier cherche donc la meilleure formule pour s’assurer d’être remboursé. Le prêt bancaire classique repose sur 80% d’apport de le banque et 20% d’apport du porteur de projet. Généralement, vous et votre banquier pouvez vous entendre pour allouer les 80% à l’achat de matériel et les 20% à la trésorerie de fonctionnement. Des garanties immobilières sur votre futur matériel peuvent être demandées.

Le crédit-bail est une autre solution, notamment pour l’acquisition de matériel. La banque reste propriétaire du matériel acquis jusqu’au remboursement intégral du capital.

Le Prêt pour la Création d’Entreprise (PCE) conviendra aux projets de petite envergure. Le PCE est un prêt bancaire sans garantie ni caution personnelle. Les montants octroyés varient généralement entre 2000 et 7000 €, pour le financement de dépenses de lancement, par exemple. Il est toujours accompagné d’un prêt bancaire classique.

Demander plusieurs types de financement

Différents types de financements peuvent vous être octroyés. Mettons que votre projet ait besoin d’un financement total de 400 000 € : 100 000 € pour le lancement, 100 000 € pour l’aménagement des locaux et 200 000 € pour du matériel de production.

Un prêt classique sur 5 ans peut être octroyé pour financer le lancement du produit et les aménagements. Un crédit-bail sur 10 ans peut être choisi pour financer l’achat du matériel. Ainsi le prêt classique nécessitera un apport de votre part. Tandis que le matériel sera financé à 100% par la banque via le crédit-bail.

Bien entendu, le taux du crédit-bail sera plus élevé que celui du prêt classique.

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Que faire en cas de refus de la banque ?

D’ailleurs vous n’obtiendrez pas forcément des capitaux auprès de la première banque à laquelle vous soumettrez votre business plan. Après un refus, vous avez l’occasion de repenser votre projet et mieux préparer les réponses à donner à votre banquier.

Plusieurs raisons peuvent amener votre banquier à refuser votre demande de financement. Sachez que votre banquier a l’obligation de vous communiquer les raisons du refus. Il est possible que certaines caractéristiques du projet doivent être modifiées : l’estimation du marché est trop optimiste, des risques n’ont pas été pris en compte, le prix unitaire que vous avez fixé doit être revu à la baisse…

Mais il est également possible que le financement bancaire soit au final inadapté à votre projet. Vous devez alors vous tourner vers d’autres sources de financement. Par exemple, les startups informatiques évitent désormais les banques et se tournent vers les sociétés de capital-risque et les « business angels ».

Les alternatives au financement bancaire ne manquent pas : crowdfunding, subventions, crédits d’impôt